« If you can dream it, you can do it. »

Pour mes 25 ans, je suis allée à Disneyland. C’était un de mes rêves de fêter un de mes anniversaire là-bas et je me suis dit que mes 25 ans étaient une bonne occasion. Je suis quelqu’un qui cherche beaucoup de symbolique dans le quotidien. Loin de la nostalgie provoquée par le « quart de siècle » que j’ai pu voir apparaître chez de nombreuses connaissances passant le même cap, je suis plutôt enthousiaste face à cette année supplémentaire. J’attends beaucoup de mes 25 ans, l’espoir de voir beaucoup de mes rêves se réaliser, des rêves qui ne dépendent pas tous uniquement de ma volonté. Appliquant la théorie du « positif attire le positif », j’ai fait en sorte de réaliser un de mes rêves qui était totalement de mon ressort afin de commencer en beauté ces 25 ans. Dans mon monde, rien n’est mieux que de pouvoir faire la princesse pendant deux jours sans penser à la grisaille du quotidien.

Il n’y a pas de « petit » rêve, dans le sens des rêves moins importants ou légitimes que des autres. Passer son anniversaire à Disneyland n’a rien d’impossible (à part qu’il faut tout de même avoir les moyens de se payer le séjour) mais un rêve n’a pas besoin d’être impossible pour être un rêve. Il s’agit juste d’un désir formulé par votre cœur. Walt Disney lui-même définissait: « Un rêve est un souhait que votre cœur fait, quand vous dormez profondément. ».

J’avais plusieurs « goals » que je souhaitais réaliser durant ces deux jours. Nous avons fait en sorte d’arriver la veille de mon anniversaire pour me réveiller là-bas le jour J. Cela faisait sept ans que je n’étais pas venue à Disneyland. Des choses ont évidemment changé, notamment la gestion du parc qui a été reprise par la compagnie américaine depuis 2017. Mon premier ressenti est que cela se remarque énormément au niveau du comportement des personnages vis à vis des visiteurs. Lors de mon dernier séjour en 2011, je me souviens que certains personnages ne s’étaient pas autant occupés de nous, jeunes adultes. Cette fois-ci, tout le monde a eu le droit a autant d’attention, que ce soit les enfants, ma sœur de 18 ans ou moi-même. Nous avons tous reçu des câlins de la part de tous les personnages et un temps de discussion réellement significatif. Cela a été extrêmement plaisant, particulièrement pour moi qui adore les rencontres avec les personnages. Je peux ne pas faire d’attractions de la journée mais ce n’est pas envisageable de ne pas rencontrer de personnages.

Parmi les jolies rencontres de ces deux jours: Marie des Aristochats, Peter Pan et Alice. Nous avons aussi aperçu Aladdin et Dingo. J’aurais voulu voir Mickey mais malheureusement, deux jours passent à la vitesse de l’éclair et on ne peut pas tout faire. Particulièrement dans cette période de fêtes de fin d’année où le parc est plein à craquer ! Le temps d’attente pour une moindre crêpe s’élève à une vingtaine de minutes. Peter Pan était mon goal absolu depuis plusieurs années donc je ne me plains pas davantage de ceux que je n’ai pas pu voir. Il a été aussi charmant que ce que je l’avais rêvé. Marie a également été adorable, surtout lorsqu’elle a su que je m’appelais aussi Marie.

Au courant des actualités du parc sur les réseaux sociaux, mes goals ont évidemment été très influencés par Instagram. Il y avait tout d’abord ce fameux badge d’anniversaire que j’avais repéré à plusieurs reprises sur le réseau mais que je ne savais pas comment obtenir (il faut aller au City Hall). J’avoue avoir triché en le mettant les deux jours de mon séjour et pas uniquement le jour de mon anniversaire. Le badge est gros pour être bien visible, ce qui fait que tout le monde vous souhaite votre anniversaire, que ce soit les castmembers ou les personnages. Cela rajoute évidemment de la magie à votre journée.

Un autre goal, aussi vu sur Instagram et Pinterest: la gaufre en forme de tête de Mickey. La gaufre en elle-même était très bonne mais il faut avouer qu’il s’agit là davantage d’un intérêt esthétique. Elle n’avait pas un goût particulier la rendant gustativement spéciale. Dans le cas de Disneyland Paris, j’ai cru comprendre qu’elle n’était servie que dans un seul restaurant (le Victoria’s). Cependant, dans les autres parcs à travers le monde, à en croire les photos, elles sont vendues à emporter. Cela dépend certainement de la gestion du parc. Cela serait sympa que l’on puisse les déguster un peu partout dans le parc en marchant.

Enfin, mon dernier goal était de trouver une peluche Shellie May. La dernière fois que j’étais allée à Disneyland (en 2011), j’avais découvert Duffy, l’ours de Mickey. Il s’agit d’une pure invention récente, il n’a rien à voir avec un film d’animation. Le principe « bonus » étant de vendre des vêtements pour qu’on habille cet ours selon des tenues inspirées des personnages Disney. Je l’avais trouvé très mignon et il m’avait intriguée. Une fois rentrée chez moi, j’avais fait des recherches et découvert qu’il avait une copine : Shellie May. Cette adorable oursonne peut aussi être habillée avec des tenues. Ce couple fonctionne extrêmement bien en Asie où ils en sont totalement fans. Lorsque je regarde des vlogs vidéos de Tokyo Disneyland par exemple, je vois énormément de personnes ayant un sac ou des oreilles à l’effigie du couple d’ours. (Ils rajoutent même des personnages au fur et à mesure, créant une adorable bande d’amis) Personnellement, je suis aussi complètement tombée sous leur charme. Je devais donc avoir une peluche Shellie May durant ce séjour. Autant vous dire que ce qui fonctionne en Asie fonctionne rarement aussi bien en Europe. La distribution va être arrêter à Disneyland Paris. Trouver cette peluche a donc été proche de la mission impossible. Elle se cachait finalement dans le Disney Store du Disney Village, toute dernière boutique que nous avons faite avant d’aller prendre notre train ! Et il en restait moins de dix.

Si vous voulez en savoir plus sur Duffy :
* Duffy, l’ours Disney; site internet
* L’ourson Duffy va disparaître, article de Radio Disney

 

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Hypersensible

C’est juste un détail.
Personne ne l’a remarqué tu sais.
On se demande pourquoi tu te focalises sur ce truc insignifiant.
<< Qu’est-ce que tu regardes ? >>
<< Pourquoi tu t’intéresses à ça ? C’est inutile. >>
<< Elle est bizarre ta photo. >>
Ta vision du beau est différente. Tu vis un peu dans un monde parallèle. C’est le même monde que les autres, mais tu ne vois pas la même chose.

 

C’est juste un mot.
Un mot qui t’obsède.
Dans le bon ou dans le mauvais sens du terme.
Il va tourner en boucle dans ta tête.
<< Petit chat >>, c’est joli comme mots. Alors tu auras envie de l’écrire partout. De le lire, de le dire. Parce que c’est joli comme mots << petit chat >>.
<< Tu pleures vraiment pour rien >>
Tu dois gérer tes émotions et celles des autres. Parce que tu ressens celles des autres comme les tiennes.
<< C’était méchant. Comment on peut dire ça ? >>
Mais tout le monde trouve que << non, ça va, pas trop >>
<< Tu prends tout mal >>
<< C’est pas le monde des bisounours hein ! C’est comme ça, faut t’y faire ! >>
La journée peut être dure quand tu n’es pas adaptée au monde.

 

L’HYPERSENSIBILITE

Nous sommes certainement 10 à 20% de la population sans être connus. L’hypersensibilité, ce n’est pas être « très sensible ». Si tu veux te faire une idée plus précise de ce que c’est, tu peux lire ça:

Hypersensibles, trop sensibles pour être heureux par Saverio Tomasella (table des matières en PDF)
Hypersensibilité ou le monde à fleur de peau (PDF)
Rozie et Colibri: Mon hypersensibilité au quotidien (Blog)

Vous vous demandez si vous êtes hypersensibles ? Questionnaire d’Aron PDF
(à titre indicatif, ce n’est pas un diagnostic sûr)

Je suis une fille de la nuit

Je ne m’étais pas rendue compte. Tout doucement, le noir a pris beaucoup de place dans mon feed instagram. Je l’ai remarqué hier. C’est pourtant contradictoire, je n’aime pas cette couleur, le noir. Je n’ai quasiment pas de vêtements noirs, je n’ai pas d’éléments de décoration noirs, même mes appareils électroniques, si je peux éviter, je ne les prends pas noirs. Alors, pourquoi, d’un coup, il était aussi souvent là dans ma petite grille de photos. Je ne m’étais pas rendue compte. Que je passais une très grande partie de ma vie à être active la nuit. Enfin, je le savais, mais sans vraiment en prendre conscience. Je suis incapable de me lever le matin. Même dix heures, cela est beaucoup trop tôt. Je ne fais jamais rien le matin, même si je me lève finalement tôt. Je ne peux rien accomplir. Mon esprit s’éveille le soir, la nuit tombée, le soleil couché. Mon inspiration et ma créativité arrivent vers minuit. Je suis beaucoup plus productive la nuit, jusqu’à trois ou quatre heures du matin. Il est alors logique que mon feed instagram se remplisse de noir. C’est la couleur de la nuit. L’avantage de la nuit, c’est que l’on peut jouer avec la lumière. Alors le noir semble moins noir. Il est toujours noir, mais moins partout. Vous me suivez ? Je ne m’étais pas rendue compte. Que la société ne m’était pas du tout adaptée. On ne peut pas vivre la nuit, la nuit est faite pour dormir, la journée pour travailler. C’est difficile de dire à son esprit, ne fais pas comme cela. Ne fais pas selon ta nature. Fais comme la société le dit. La nuit finalement, tout est plus calme. Je peux m’apaiser la nuit. Ce n’est pas un monde qui me fait peur contrairement à ce que ressentent beaucoup de personnes. La nuit, je me sens beaucoup plus protéger. Il y a la lune et les étoiles. Tu as juste à les regarder pour te bercer dans la douceur. Je ne m’étais pas rendue compte. A quel point la nuit est pure. Tu peux abandonner tous tes masques. Tu n’en as pas besoin dans ce royaume. La nuit te révèle tel que tu es, sans même que tu ne t’en rendes compte. Tu n’as pas besoin de faire semblant, juste à être toi. Car l’on ne voit pas ton visage, mais uniquement ton âme. Et tous les mensonges se perçoivent. Je ne m’étais pas rendue compte. Que tout est plus simple dans ce calme et cet apaisement. Tu ne forces plus des contacts qui ne sont pas naturels. Tu ne suis plus des règles qui ne sont pas les tiennes. Tout se fait de soi-même, tout seul. Tu peux lâcher prise et te concentrer sur tes priorités. La nuit, toutes les perspectives sont recentrées. Tu vois avec plus de clairvoyance les illusions que le soleil te fait miroiter. Et tu peux mieux l’accepter. Le calme t’aide à reconstruire la paix intérieure jadis brisée. Les déceptions s’oublient, ce ne sont pas elles qui vont te bâtir. La beauté de la lune te réconforte. Je ne m’étais pas rendue compte. Que je suis une fille de la nuit.

Mes débuts dans la lithothérapie

Je profite d’Halloween pour pour vous parler un petit peu d’un sujet particulier, qui n’est pas forcément très connu: la lithothérapie. La lithothérapie peut être considérée comme une médecine douce, il s’agit de guérir des problèmes pouvant être d’ordre psychiques et/ou physiques à l’aide des vibrations et propriétés des pierres et des minéraux. Quel rapport avec Halloween me direz-vous ? Aucun, en effet, mais il arrive que certaines personnes considèrent la lithothérapie comme une sorte de « truc de sorcière ». Cela me faisant rire, j’ai décidé de rebondir un peu là-dessus et de vous faire une petite mise en scène pour les photos. Je vous présente donc les quatre pierres que je possède pour le moment avec leurs principales propriétés.

Ce pendentif en rhodochrosite est le premier achat qui m’a fait entrer dans le monde de la lithothérapie. Sans grande surprise, il est rose et peut-être que c’est pour cette raison qu’il a attiré mon œil. Mais j’aimerais préciser que généralement, je ne cherche pas à connaître la pierre et sa signification dès le début. Lorsque je pense que la lithothérapie pourrait m’aider à apaiser mes émotions, je me rends dans une boutique et j’observe d’abord toutes les pierres présentées. Le plus souvent, une attire davantage mon regard (je ressens ses vibrations ?). Je demande alors à ce moment-là seulement de quelle pierre il s’agit car je ne sais pas encore bien reconnaître les pierres. On m’explique aussi ses propriétés et le plus souvent, elles répondent au besoin que j’avais à la base en arrivant. Je sais alors que c’est la bonne pierre pour m’aider dans mon problème. Je ne vais presque jamais dans une boutique pour demander aux vendeurs une pierre précise, à l’exception de la pierre de lune, mais ceci est davantage par goût esthétique.

La rhodochrosite est d’abord une pierre anti-stress qui permet notamment de réguler le trop plein d’émotivité, surtout si vous subissez des angoisses. Elle aide également à restaurer l’harmonie dans des situations affectives (incompréhension, disputes, ruptures, blessures). Elle peut aider les personnes qui se sentent mal aimés et vivent avec des énergies de mal être. La rhodochrosite est donc une pierre qui évoque principalement l’amour et la compassion altruiste en encourageant à l’attitude positive.

L’améthyste est certainement une des pierres les plus connues. Elle symbolise principalement la force et la sagesse grâce à l’équilibre et de sérénité qu’elle peut apporter. C’est surtout une pierre « intellectuelle » car elle renforce le bon sens et la créativité, facilite la méditation et nettoie le mental des idées pouvant le perturber. Elle a alors la réputation d’apporter un équilibre nerveux, intellectuel et sentimental. Léonard de Vinci aurait d’ailleurs écrit qu’elle avait le pouvoir de « dissiper les mauvaises pensées et d’aiguiser l’intelligence ». Vous l’aurez compris, c’est une pierre très positive qui ouvre aux idées neuves, à l’imagination mais également à la concentration et la réflexion, que cela soit sur soi-même ou sur le monde qui nous entoure. Elle peut alors purifier l’atmosphère d’une pièce en provocant détente et paix.

Le quartz rose est également très connu. Il est principalement lié au coeur, d’où son utilisation pour rééquilibrer un dysfonctionnement dû à un manque ou une blessure affective. Il est source de tendresse, douceur et amour. C’est également une pierre de pardon et de paix puisqu’elle pousse à l’amour et la bonté. Cette pierre minéral peut aussi aider à s’accepter soi-même et donc par extension, à s’aimer soi-même. Le calme que le quartz rose évoque permet aussi de consoler et rassurer celui qui le porte. Il ouvre la sensibilité et l’empathie, aidant alors à mieux se connecter aux autres. C’est sûrement pour cela que le quartz rose stimule les relations (que ce soit amicales ou amoureuses). Installé dans une pièce, cette pierres peut repousser les mauvaises ondes et apporter une atmosphère remplie d’amour qui favorise l’entente et la communication sans conflit.

Ma dernière acquisition est cette topaze bleue montée comme bague. Elle vient de chez Camille Ambiance Nature.
La topaze bleue est principalement connue pour ses vertus apaisantes et relaxantes, permettant notamment de favoriser un sommeil calme et profond, aidant à se ressourcer pleinement. Elle peut aussi aider les personnes timides et qui manquant de confiance en elles, surtout pour parler en public. Par extension, elle apaise donc le stress, les peurs et l’anxiété.

 

Webographie:
Camille Ambiance Nature
La lithothérapie en ligne
Bijoux et minéraux

Voici quelques sites qui me servent de base pour le moment, en plus des petits dépliants que donnent parfois les vendeurs. Je n’ai pas encore acheté de livres sur le sujet, d’où mes non-suggestions. N’hésitez pas si vous voulez discuter du sujet dans les commentaires (ou sur les réseaux sociaux), que vous soyez connaisseur ou non.

J’apprends à jeter

Le 1er mai 2017, j’ai déménagé, un petit peu précipitamment. J’ai pris toutes mes affaires en les rassemblement plus ou moins vaguement par catégories dans des sacs. Et puis hop, dans la voiture, dans le nouveau studio, dans mon nouveau coin de vie.

Pour moi, les déménagements ont toujours été l’occasion de trier les affaires amassées au fur et à mesure des années. Mais je me rends compte qu’avec le temps, j’ai de plus en plus tendance à conserver tout ce que je peux : ça peut servir, on ne sait jamais, si j’en ai besoin. Le problème, vous vous en doutez, c’est que ça ne se révèle pas utile. Cette boîte en carton parfaite, pour si je dois envoyer un colis, que je garde depuis deux ans n’a jamais été utilisée pour envoyer quoi que ce soit. Et je ne commencerais pas à vous faire la liste de tout ce que je conserve et qui ne m’apporte rien du tout à part de la poussière, car ça serait beaucoup trop long. Depuis deux ou trois ans, j’ai tout de même commencé à trier les vêtements que je ne mettais plus du tout. Mais à part faire une pile dans un coin, concrètement, la situation n’a pas vraiment évolué. J’ai donné quelques bricoles à mon entourage, j’ai apporté ce qui était dans un trop mauvais état au recyclage H&M, mais rien de fou. J’ai un compte Vinted depuis deux ans, un compte Tictail depuis un an, et je n’ai jamais rien mis en vente dessus. Alors que j’ai limite de quoi faire un vide-dressing d’une semaine à moi toute seule (L’exagération est presque totale, certes).

Comme vous vous en doutez avec le titre, j’essaie de changer la situation que je vous ai établi ci-dessus. En défaisant tous mes paquets depuis la semaine dernière, je me suis rendue compte que je gardais vraiment n’importe quoi: des fiches de révisions des dernières années universitaires, ces paires de chaussures que j’adore mais qui sont tellement usées que je ne les mets plus depuis un à deux ans, ces boucles d’oreilles oxydées que je possède depuis la 5ème mais que je jure de nettoyer un jour, cette chaîne cassée et non réparable, ces éléments que j’ai retiré de certains objets parce qu’ils ne me plaisaient pas, …. La liste est longue. Ce n’est pas facile de jeter. Je me questionne longuement, je doute mais j’essaye de me forcer, de prendre sur moi. Si vous êtes comme moi, ne soyez pas trop dur avec vous-mêmes. Jeter petit à petit, par un ou deux objets, pas forcément par jour. Même si c’est dans la semaine, c’est déjà un grand pas. Si vous hésitez vraiment de trop, laissez de côté pour plus tard. C’est d’ailleurs ce qui est abordé dans le nouveau numéro du magazine Flow avec le Minsgame. Personnellement, je sais que je serais incapable de faire ce challenge jeu ! Il consiste à donner (proches, associations, …) 465 choses pendant un mois sur le principe de 1 objet le 1er jour, 2 objets le 2ème jour, etc. C’est vraiment beaucoup trop pour moi et je ne veux pas me forcer puis regretter.

Par contre, pour les vêtements, j’ai enfin décidé de m’y mettre en voyant tous les sacs que j’avais à vider. Des sacs pleins de vêtements que je ne mets quasiment jamais mais qui sont bien présents dans mon armoire et qui prennent énormément de place. Des vêtements que des proches m’ont donné, que j’ai parfois acceptés pour ne pas les vexer, alors que je ne les mets pas ou qu’ils ne me vont pas. Et ce qui me fait encore davantage paniquer, c’est que je n’ai que la moitié de mes vêtements dans le studio. L’autre moitié m’attend bien gentiment, stockée chez ma grand-mère. Je me suis reconnectée sur mon compte Vinted et j’ai amélioré mon profil. J’ai commencé le tri dans mon armoire en séparant dans un sac ce que je ne voulais plus. Et très vite, je fais les premières photos !

  Quelques lectures sur le sujet   

Flow magazine, N°17, On range 465 objets en un mois, page 118

Blog: The Minimalists, avec le concept du Minsgame

Livre: La magie du rangement, de Marie Kando

Livre: Se simplifier la vie: Se recentrer, trier, ranger et se désencombrer, de Stéphanie Bujon

Livre: En as-tu vraiment besoin ?, de Pierre-Yves McSween

Article: Le Monde, Trier, jeter, donner, troquer, revendre : 25 sites pour réussir ses rangements de printemps (+ PDF supplément à télécharger: Désencombrement)

Dossier: Désencombrement, par Claire Kalispera

 

Dimanche Douceur du 09 avril

Aujourd’hui il y avait du soleil, il faisait beau, comme hier. J’ai un petit peu rêvé devant ma fenêtre et puis je suis allée m’habiller. J’ai mis mes jolies ballerines « bleu métallique » avec la petite boucle à la cheville et le détail festonné. je me sens comme une princesse avec elles. J’ai arrosé mes plantes posées sur mon nouveau meuble blanc, celui où j’y ai rangé tous mes numéros de Flow, bien dans l’ordre. Ensuite j’ai sorti mon carnet de coloriage anti-stress avec les dessins de Marie Perron et j’ai choisi deux pages composées de fleurs. C’est le printemps et les fleurs poussent partout ce qui me rend plus qu’heureuse, moi qui les adore. J’ai décidé de faire ces coloriages à la peinture à l’eau en essayant d’améliorer ma technique par rapport à la dernière fois. J’ai essayé de davantage nuancer les couleurs. J’espère pouvoir un jour dessiner moi-même les fleurs que j’aime tant coloriser. Cet après-midi, je suis sortie me promener, j’ai marché longtemps dans le quartier calme de Cronenbourg. Ce quartier est un réel coup de cœur pour moi, tout est calme et paisible, avec beaucoup d’espaces verts et d’arbres en fleurs. Avec Vianney dans les oreilles, j’ai admiré ces arbres fleuris et j’ai marché le long du trottoir en équilibre. Il n’y avait que des familles dans les rues et je n’avais pas l’impression que les gens m’observaient.

Le bonheur, c’est d’apprendre à danser sous la pluie.

La recherche du bonheur est une course effrénée qui ne cesse jamais. On court dans tous les sens sans savoir réellement quelle est la forme de ce que nous cherchons. Nous sommes énormément à ne pas savoir ce qu’est le bonheur mais il nous le faut. Il est certainement le Graal absolu de notre époque. Mais comment l’obtenir lorsque l’on ne sait pas à quoi il ressemble ?

 

Peut-être que nous l’avons déjà et que l’on ne s’en rend pas compte à force de chercher encore et toujours plus. Vous savez, c’est certainement le cas le plus courant qui est rencontré. Vous connaissez peut-être cette citation de Jacques Prévert: “On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va.” qui souligne bien cette idée. A notre époque, nous cherchons toujours mieux, toujours plus. On ne se contente plus vraiment de ce qu’on a puisqu’on peut avoir encore plus que ça. Moi la première, il m’arrive d’avoir quelque chose et de me dire, je pourrais avoir encore davantage. Mais quand je pense cela, est-ce que je me sens heureuse ? Est-ce que je suis heureuse de ce que j’ai ? Absolument pas, je suis frustrée et je pense à ce que je n’ai pas au lieu de penser à ce que j’ai.

Je ne dis pas qu’il faut tout accepter en se disant que c’est mieux que rien. Si une situation dans votre vie ne vous plaît pas du tout, vous devez essayer de la changer. Par exemple, si vous êtes dans une relation qui se passe mal avec quelqu’un dont il n’y a plus rien à attendre, ça ne sert à rien de forcer la chose en se disant qu’on devrait être heureuse d’avoir un copain. Non vous devez lâcher prise et partir. Mais souvent, dans une relation qui ne vous convient pas, il y a aussi du recul à prendre sur la situation. Peut-être que votre petit-ami ne vous offre pas de fleurs mais que par contre, il vous offre des petits cadeaux de temps en temps ? Peut-être qu’il ne vous écrit pas de longues lettres d’amour mais qu’il est plus sincère dans ses actes ? On peut toujours trouver mieux si l’on cherche, mais voulez vous passer votre vie à chercher mieux sans, au final, profiter de rien de ce que vous avez, tellement vous serez obsédé à l’idée de trouver mieux ?

 

Je connais beaucoup de personnes qui disent « quand j’aurais ceci ou cela, je serais heureuse ». J’avoue moi-même l’avoir déjà dit. Mais vous allez rapidement vous rendre compte que quand vous aurez cet objet tant convoité (objet au sens large, pas forcément matériel), vous ne serez finalement pas plus heureuse que ça, ou alors un bref instant. Vous allez aussi vous rendre compte que vous allez attendre ou chercher inlassablement quelque chose que vous n’aurez peut-être jamais, parce que c’est la vie. Je connais aussi des personnes qui disent « quand ceci ou cela ira mieux, je serais heureuse ». Je suis désolée de vous apprendre qu’il y a très peu de chance que votre vie devienne parfaite une fois que le problème en question sera résolu. Justement, parce que, encore une fois, c’est la vie. La vie est loin d’être facile et même si certaines personnes en ont moins que d’autres, tout le monde a des soucis. Et il y aura toujours des soucis qui se présenteront.

 

La vie va forcément dresser des obstacles sur votre chemin. La pluie va forcément tomber. Il ne peut pas y avoir que du soleil, sinon nous n’apprendrions rien. J’ai longtemps cherché ce qui n’allait pas chez moi, pourquoi je ne pensais qu’aux aspects chaotiques de ma vie. Je ne comprenais pas pourquoi il y en avait, pourquoi tout ne pouvait pas aller bien. Oui, il y a eu beaucoup d’épreuves dans ma vie, encore le mois dernier. Et ce n’est pas fini, il y en aura toujours. Mais aujourd’hui, alors que j’ai mal à la tête et que je me sens comme de la compote, je me rends compte que je suis quand même capable de danser sur une musique que j’aime. Malgré tout ce qui s’est passé dans ma vie, j’ai quand même envie de rire et de m’amuser de façon insouciante comme les enfants, de passer des moments avec les personnes que j’aime en toute innocence et de regarder le monde avec douceur et délicatesse. Alors je crois que finalement, le bonheur, c’est de réussir à danser sous la pluie alors qu’elle tombe de façon torrentielle. Et en fait, j’aime ça. J’aime danser sous la pluie. Et le soleil reviendra quand il sera temps qu’il revienne, parce que le soleil revient toujours à un moment.